Moi, je l'aime bien le père Francis. Quelques-uns de ces albums m'ont accompagné pendant un bon bout. J'aime bien le personnage, le poète avé l'assen' d'Astaffort, fier, romantique, souvent acoustique et droit dans ses bottes, loin des pince-fesses du microcosme parisien.Pour autant, à près de 90$ la place... est-ce bien raisonnable ? "Est-ce totale éclatche sur scène ?". Me serais-je posé, ne serait-ce que la question d'aller au concert s'il était passé à Paris ?
Et si ma première réaction : "allons-y ! allons-y !" n'était que pur sentiment "communautaire" ? Ce petit brin de nostalgie bien français près de chez moi plus qu'au concert et à l'artiste en lui-même ?
Pourtant, on peut aussi céder à l'envie de venir saluer l'artiste, a fortiori parce qu'il prend sur lui de venir jusqu'ici, sans intérêt mercantile évident (à moins qu'il ne vienne seul avec sa guitare et son couteau, je doute du bénef de l'opération). D'avoir le privilège de le voir; accessible, dans des circonstances différentes, loin du train-train des tournées habituelles. Après tout, Cabrel à Vancouver, c'est quand même légèrement improbable !
Pas comme Manu Chao, qui est passé il y a peu. Lui, c'est le Routard : un poncho, une gratte, dos cervezas por favor, et hop : tout le monde dans la caravane et roule ma poule. Motel miteux, auberge de jeunesse, le Manu il est pas bégueule. Il a pas peur de la route...
Mais Francis, à Vancouver... quand même... est-ce bien raisonnable ??
Dernière explication : il vient pour le cailllllloux...
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