Mes excuses les plus plates (le sens québecois ou français, c'est selon) pour cet abandon de post(e) (s) prolongé. Un blog inactif, c'est comme un militaire oisif, ça s'étiole.
C'est comme si j'avais perdu le Mojo, le feu sacré qui anime le blogueur qui dégaine ses bons mots à la première occaz' qui se présente. J'ai le blog qui bug, l'url qui se barre en sucette. C'est grave docteur ? Plus le réflexe. Plus le regard aiguisé sur l'actualité locale, les petits riens de la vie quotidienne qui sont autant de sujets pour le blogueur en herbe.
Il a fallu deux éléments concomitants pour me faire sortir de cette torpeur cybernétique.
Un : chose promise, chose... etc. Donc, avant d'arriver comme un blogueur has-been et le blog en berne au deuxième apéro-blog francophone de jeudi, il fallait se reprendre. Ca... c'est fait.
Deux : Après Police, les Spice Girls ont choisi Vancouver pour donner le coup d'envoi de leur tournée mondiale, ce week-end. Autant pour Sting et ses amis j'étais plus..."C'est mal barré pour que je reste planté là, C'est mal barré, faut que je me décide et fasse mon choix, Temps de réaction: très net, c'est net." ... je n'ai pas eu besoin de réflechir très longtemps avant de me résoudre à ne pas y aller. Ca n'a pas empêché, of course, le concert de faire sold-out fissa, et de provoquer moult battage dans les medias locaux, toujours touchés qu'un "événement" mondial de cette envergure fasse sa première escale à domicile.

"Si la musique est trop forte, c'est que vous êtes trop vieux" dit l'adage. Dans le cas des 5 gisquettes Rosbifs pas trop dans le vent, je ne suis pas certain que ce soit le problème en ce qui me concerne. A lire les compte-rendus, le public, en plus de quelques drag-queens en goguette, était majoritairement composé de filles dans leur vingtaine souhaitant revivre leur adolescence. Pas besoin d'être vieux et rabougri pour donner dans le revival mercantilo-nostalgique.
C'est donc ça l'actualité du jour, à Vancouver ?
Oui, et puis aussi, accessoirement, le verdict quasi imminent dans le procès de Robert Pickton, un fermier de Coquitlam (banlieue de Vancouver) jugé pour le meurtre de 6 femmes à la fin des années 90. C'est le premier procès, une préchauffe. Il y en aura un deuxième dans la foulée, cette fois pour le meutre de 20 (vous avez bien lu, 20) femmes. Essentiellement des prostituées, droguées, paumées, forcément plus vulnérables, dans le très glauque et ultra coupe-gorge downtown eastside. D'après ses confessions à un camarade de cellule (en fait un policier) Pickton s'attribuerait 49 meurtres. Rien que ça. De quoi faire passer Jack l'eventreur pour un boy scout. Les détails des découvertes macabres dans sa ferme font également passer Hannibal Lecter pour un Teletubby neurasthénique. La joie. Et après un court break suite au verdict, on remettra ça pour une année. Chouette. On reviendra aussi sur la gabegie policière locale qui aura permis cette killer série, sur la peine des familles. Charmant. Heureusement, la haute saison du hockey arrive. Ca va nous sauver, tiens.
2 comments:
Dis donc, Julien, tu vas pas t'arrêter en si bon chemin! Maintenant que tu as repris, il faut continuer ;-)
Joyeux Noël!
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