Thursday, October 05, 2006

TRIU 3605169

 




















TRIU 3605169". "Ti-Hare-Aille-You 3605169"...
J'ai fini par apprendre ce code par coeur. Au fil des semaines, des dizaines et dizaines de coups de fil.

En France, avant de partir, pour trouver tenter de s'y retrouver, d'obtenir le tarif me plus intéressant. A la CGM, au Havre pour préparer l'expédition.
Arrivé ici, envoyer les sioux par fedex, recevoir des documents. Et commencer donc, ce long marathon téléphonique, quotidien.

A la CGM au Havre, à nouveau. A Hapag Lloyd, à Vancouver. A la Canadian Food Inspection Agency CFIA, à Montréal surtout. Payer des taxes. Payer des frais de manutention, à nouveau. Téléphoner aux douanes, à "Transportation Canada" pour m'assurer que tout est en ordre. Puis aux transporteurs locaux, "Trucking Companies" pour trouver un routier, sympa, qui aille chercher le container, le dépose ailleurs pour décharger la voiture. Et reparte à la maison pour décharger tous les cartons... Pour la modique somme de... hm... 595 francs !
Ceci n'est pourtant qu'une version extrêmement expurgée du gymkhana immigro-financier des ces 2 derniers mois.
Un malmström de lenteur administrative free style, un salmigondis d'âpres négociations bilingues (Anglais et Québecois) avec des pros rompus à toutes les combines. Des habitués n'en ayant rien à cirer de traiter avec un particulier, français de surcroît, essence même du "one shot". Pas concernés du tout, donc, par les répercussions éventuelles d'un mauvais service...

Le container, ou Conteneur, let's parlons français, est arrivé mardi. Finalement.
Nous étions supposés le réceptionner à la mi aout.
En dehors de toutes les péripéties sus-mentionnées, des cartons anonymes mais entiers, figurait en bonne place la "Two Cee-Vee"...
Une fois sortie de sa boite, je dois dire... que "titine" avait fière allure.
Malgré les quelques pépins liés au transport (rayures, batterie branchée depuis deux mois) elle a démarré sans problèmes, et fait un franc succès dans les entrepôts.





Les gros magasiniers canadiens, dans leurs blouses bleues, les noms brodés sur le poitraille "Doug", "Chuck", "Johnny", furent immédiatement attirés par le ronronnement de mon puissant "V2".
Discussions sympas, les magasiniers curieux, rieurs, étonnés.



 















Leur réaction est un un peu à l'avenant de la plupart des gens ici, en fait. On ne passe pas inaperçu, même s'il y a quelques modèles qui circulent dans le secteur.
Après avoir enlevé mes plaques françaises et collé une assurance temporaire, zoom, à travers Burnaby jusqu'à la maison.
Au bout de 2 kilomètres, des sourires étonnés.
Au bout de 3 kilomètres, arrêté à un feu rouge, des questions en rafale du voisin, beuglant à travers la fenêtre ouverte de son gros monospace : combien ? où ? je veux la même !!

L'assurance, dispendieuse, n'est valable qu'aujourd'hui. Reste encore à faire passer la voiture au contrôle technique local. Pas gagné. Ce sera pour un prochain épisode...
J'en profite donc pour faire un petit tour de la ville. Tour des plages rapido ... Jericho, Spanish Banks.
Peut être que le jeu en valait la chandelle... après tout ?



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2 comments:

Julien Capraro said...

euh, nan, pas encore re-tenté. Mais j'ai jusqu'à la fin du mois pour ça. Et toi, tu as ton permis "local" ;) ?

stefokebec said...

ÇA c'est un p'tit gars qui n'en veut !