Monday, February 11, 2008

une histoire de patins...


C'est officiel, les calendriers sont formels. Plus que deux ans pile-poil avant les... Jeux Olympiques. Pas d'Albertville, non. Mais comme en Savoie, à l'époque, la pression monte sûrement, on vérifie, on stresse, va-t-on être à l'heure ? Sera-ton fin prêt ?

Ca me fait penser à une soirée qu'on organise, à laquelle on aurait invité le ban et l'arrière ban des amis, de la famille, les voisins... On met les petits plats dans les grands, on fait le méga ménage de printemps, on refait la déco, on pousse les canapés, et... on balaie la poussière sous le tapis et on colmate les brèches : c'est exactement ce que fait Vancouver en ce moment. On s'active, on fignole, et on fait mine de ne pas voir, ou on camoufle la misère et les problèmes. Faut que tout soit pimpant, et on verra bien après, pourvu que la sauce prenne pendant 2 semaines en 2010...
A ce sujet, j'avais été surpris de voir que lorsqu'ils avaient été interrogés sur "pour ou contre les JO à Vancouver", les Vancouvérois avaient, à une forte minorité choisi de dire, tels une Amy Winehouse sommée d'aller en rehab "no, no, no.....".
Pourquoi tant de haine ? les JO, c'est cool, c'est djeunz, c'est des sous, c'est l'esprit Olympique ?

Pour beaucoup de Vancouvérois, c'est aussi et surtout des emmerdes, plus de taxes, plus de constructions, de travaux et plus généralement de bordel partout. A une expansion effrénée, certains locaux préféraient, et de loin, le côté "Bourgade paisible" que Vancouver a définitivement perdu, après l'Exposition Universelle de 1986...

A ce sujet, donc, les constructions vont bon train. Notamment les nombreuses ovales de Patin à glace. Hockey, artistique, vitesse, sans les mains, à 2, à 12... Va y avoir beaucoup de patinage, à ces jeux olympiques. Du ski et du patin.

Hier soir justement, les images du hockey (transition subtile s'il en est).
Hier soir les images étaient choquantes. Dans le coin des joueurs se disputent le "puck" (la rondelle !).
L'un d'entre eux tombe à terre.
On ne voit pas bien ce qui se passe.
La seconde d'après, une gerbe de sang jaillit sur la glace...

Voici l'extrait de l'article

"Les Panthers de la Floride sont retournés à l'entraînement mardi matin visant à retrouver la normalité mais avec toujours en tête cette épouvantable blessure au niveau de l'artère carotide subie par Richard Zednik dimanche."

Entre deux chocs, bagarres, vasy' que j't'éclate contre la paroi, le pauvre Zednik a reçu le patin bien aiguisé d'un coéquiper sur la gorge.



Le patin à glace... la lame.

"Zednik a été coupé du côté droit de la gorge par le patin de son coéquipier Olli Jokinen lors d'un incident qui s'est produit à mi-chemin de la troisième période dans la victoire de 5-3 des Sabres. Il a dû se soumettre à une intervention chirurgicale d'urgence après l'incident qui a entraîné la perte d'une importante quantité de sang"

Je l'ai appris à cette occasion, plusieurs joueurs sont déjà morts suite à ce genre d'incident. Dans les ligues de jeunes, on joue avec un "protège cou". En fait, pour jouer au hockey, mieux vaut un "protège tout".
Après, lors de joutes verbales avec des indigènes, je n'ose même plus défendre le football, qui voit souvent certaines danseuses se rouler par terre pendant des heures suite à un modeste croche pied (voire un croc-en-jambe, dont le nom prête aussi à sourire). Au delà des 0-0 des familles où ne passe rien pendant 90 minutes, c'est une des raisons pour lesquelles certains nords américains ont "du mal" avec le foot. Comme certains rugbymen, le côté "précieux" des footeux les agace. Ici, on veut du sang, d'la chique et du mollard. Du pestacle. Du contact, de la friction, du "bone crushing". Du coup, les images du pauvre (et bien nommé...) Zednik passent en boucle. C'est choquant, mais c'est bon !!

Le patin donc, dangereux. A moins qu'il s'agisse de le rouler ?
Quand les français "roulent un patin", les québécois ont un terme désigné :
Ils "frenchent', du verber "frencher".

exemple :
"'stie, tzé, mon chum m'a frenché direc' lô !"

traduction :
Tenez donc, jeune amie, figurez-vous que ma mie m'a embrassée avec fougue !!"




1 comment:

Laurence said...

Moi ce que j'ai préféré, ce sont les commentaires de Brian Campbell (le défenseur des Buffalo Sabres).

"It was like somebody took a pail of water and dumped it on the ice. That smack. I looked back right away... man it was crazy after that. The whole scene, him holding is neck, skating to the bench, the amount of blood that was on the ice. It looked like somebody had brought a garden hose out there and was spraying. It was horrific."

C'est moi, où on peut presque entendre le "Oh man, it was so cool."

Je crois que le monsieur pourra se reconvertir dans l'écriture de films d'horreur.

Et pour ceux qui se demanderaient, aux dernières nouvelles, Zednick va bien.